Voici le parcours du jour et son profil.
Pas de quoi fouetter un chat. Pourtant, la météo du départ ne laissait pas espérer en faire autant.
Au port du canal, je me suis dit "j'y vais mais..." sachant que le programme était un cent bornes...
Au croisement de la Côte de Pasques et du GR 7, je n'étais pas sorti du brouillard, l'eau commençait à geler dans les bidons, les doigts étaient gourds, j'espérais le soleil en haut de la bosse sous peine de "retour base".
Il n'y avait qu'a espérer! A Pasques, la décision était prise de continuer en direction de Montbard en vue d'un retour en TER.
Une des trop nombreuses pauses photos pour faire le portrait d'une randonneuse en configuration "petit brevet". Le temps est sec, les garde boues sont restés à l'atelier (j'ai tout de même racheté une paire de SKS, hé hé). Deux gros bidons, de l'éclairage because brouillard et la Caradice Barley chargée du petit fourbi du randonneur.
Plus loin, dans le champ d'éoliennes du pays de Saint Seine, le beau temps a fini de nous réchauffer le corps et le cœur (Dijon est enfermé sous une chape froide de brouillard depuis des jours...).
Alors, on fait joujou avec l'appareil photo.
Oui, je sais, j'ai une veste jaune. Hé, ho, personne n'est parfait!
A Bligny-le-Sec, entre autres, c'est un régal de profiter des vieilles pierres.
Muret, calvaire, beaux arbres. Randonnée de février. Le premier cent de l'année! Du moins, c'est prévu comme ça...
Quand je vous dis que la photo tue ma moyenne!
Par contre, il était question que je rallie Baigneux-les-Juifs pour m'y ravitailler. L'heure tournait et l'estomac réclamait un pique nique non programmé (les photos...). Seulement, un embranchement non balisé m'a paru suspect de même que la longue descente que j'ai reconnu trop tard comme celle menant à Frolois. Dommage, j'avais pour ambition de ne pas quitter le plateau pour garder un parcours roulant et aborder Montbard par le nord.
Tant pis. Direction la lugubre et moche vile de Vénarey-les-Laumes pour le ravito et un pique nique rapide à l'écart. Le TER désiré sera à 14h38 à Montbard. Je cherche sur la carte comment meubler l'intervalle. J'ai pris du retard; il y aura un peu moins de cent kilomètres.
Ce sera finalement les bords du canal jusqu'à Fain puis une montée à Frolois avant le retour par Fontenay (l'abbaye pour ceux qui ne connaissent pas).
Soleil à Marmagne et nul besoin que je me magne. J'ai encore une bonne avance sur le train avec une "sécurité crevaison".
Les meilleures histoires ont une fin. Ici, le TER, beau et pratique était à l'heure et m'a ramené à 15h16 en la capitale des Ducs de Bourgogne. Les jambes sont lourdes mais je sens que l'endurance revient et qu'un 150 roulant est à ma portée. Je rêve, et je m'en contente pour l'instant, d'un deux cent bornes...
tant pis pour la moyenne , merci pour les photos et les commentaires
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